Poème

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# Posté le jeudi 25 mai 2006 11:15

Modifié le mercredi 31 mai 2006 08:55

Conseils pour apprendre le Coran

Conseils pour apprendre le Coran
Extrait du livre: Al-Qawa'id adh-Dhahabiya lil-hifdhil-Quran il-Adhim

Frère et s½ur musulman - nul doute que vous connaissez l'excellence de l'apprentissage du Qur'an et l'excellence de son enseignement. Le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : " Le meilleur d'entre vous est celui qui apprend le Qur'an et l'enseigne. "

Voici quelques règles qui vous aideront dans la mémorisation du Qur'an, qu'Allah nous en fasse profiter.

Première Règle : Al-Ikhlas - (Sincérité)

La purification de l'intention et sa correction est obligatoire. De même, il faut s'en préoccuper et mémoriser le Qur'an pour la Face d'Allah, le Sublime et Glorifié et pour obtenir le succès et Son Paradis et obtenir Sa satisfaction.

Aussi l'obtention de cette récompense puissante est réservée à ceux qui ont récité le Qur'an et l'ont mémorisé. Allah le Glorifié dit :

" Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif. C'est à Allah qu'appartient la religion pure. " [sourate Az-Zumar :2-3]

Dis : "Il m'a été ordonné d'adorer Allah en Lui vouant exclusivement le culte " [sourate Az-Zumar :11]

"

Et le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : " Allah le Glorifié dit : Je me suffis et Je n'ai besoin d'aucun associé. Ainsi, quiconque fait un action pour l'amour de quelqu'un d'autre que Moi, verra cette action laissé par Moi à celui avec qui il M'a associé. " [Bukhari et Muslim]

Donc, il n'y a aucune récompense pour celui qui a récité le Qur'an et l'a mémorisé pour se montrer et être entendu. Il n'y a aussi aucun doute que celui qui a récité le Qur'an par désir de ce monde et en recherchant quelque récompense de ce monde est coupable.

Deuxième Règle : Correction de la prononciation et de la récitation

Le premier pas dans la mémorisation du Qur'an après al-ikhlas est l'obligation de corriger la prononciation du Qur'an. Cela ne vient qu'en écoutant un bon lecteur ou un hafidh (personne qui a mémorisé tout le Qur'an) précis. Le Qur'an n'est appris qu'en acquérant cela. Ainsi, le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) qui est le plus éloquent des Arabes dans le discours, l'a pris de Jibril ('alayhi sallam) oralement. Le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) lui-même s'employait à réciter le Qur'an (en entier) à Jibril une fois chaque année et l'année de sa mort il le lui a récité deux fois. [Rapporté par Al-Bukhari]

De même, le messager l'a appris aux Compagnons (radhiallahu 'anhum) oralement et ceux après eux l'ont entendu des Compagnons et cetera pour chaque génération après eux.

Prendre le Qur'an d'un bon lecteur est obligatoire. De même, corriger d'abord la récitation et ne pas dépendre de quelqu'un dans sa récitation, même si on connaît la langue arabe et ses principes, est aussi obligatoire. Car, dans le Qur'an, il y a beaucoup de verset qui viennent d'une manière opposée à ce qui est bien connu dans les règles de la langue arabe.

Troisième Règle : Spécifier une limite quotidienne pour la mémorisation

Il est nécessaire pour celui qui désire mémoriser le Qur'an qu'il mette lui-même une limite quotidienne pour la mémorisation. Un certain nombre de verset par exemple, peut-être une page ou deux pages ou même un huitième d'un juz (un trentième du Qur'an).

Donc il commence, après avoir corrigé sa récitation et définit sa limite quotidienne, à apprendre par répétition fréquente. Il est aussi nécessaire que cette répétition soit faite mélodieusement pour d'une part suivre la sunna et d'autre part pour que cette mémorisation soit ferme et forte.

La récitation mélodieuse est agréable à l'écoute et aide aussi dans la mémorisation. En outre, la langue reviendra à un ton spécifique (de voix) et suite à cela, il deviendra familier avec n'importe quelle erreur chaque fois que l'équilibre dans la récitation et le ton familier deviendra désordonné. Le lecteur saura que sa langue ne lui obéira pas quand il fait une erreur et que si le ton est faux, sa mémorisation lui reviendra.

Tout ceci, parce que la récitation du Qur'an et l'embellissement avec la voix est quelque chose qui a été commandé. Il n'est pas permis de s'opposer à cet ordre en raison de la parole du messager (salallahu 'alayhi wa sallam) : " Quiconque n'orne pas le Qur'an (en le récitant mélodieusement) n'est pas des nôtres. " [Al-Bukhari]

Quatrième Règle : Ne pas dépasser sa limite quotidienne jusqu'à avoir perfectionné sa mémorisation.

Il n'est pas permis à celui qui apprend le Qur'an de passer à une nouvelle partie du Qur'an, jusqu'à ce qu'il perfectionne la mémorisation de sa limite précédente. Pour que ce qu'il apprend soit fermement établi dans son esprit. Il n'y a aucun doute que parmi les choses qui facilitent la mémorisation est de réciter ce qu'il a appris à chaque heure du jour et de la nuit. En le récitant dans les prières silencieuses et s'il est imam, dans les prières à voix haute. Aussi dans les prières surérogatoires (nawafil) et dans les temps où on attend les prières obligatoires. Par cette méthode, le mémorisation deviendra beaucoup aisée. De cette façon il est possible à une personne de le pratiquer même s'il est occupé par d'autres choses ou qu'il n'a pas de temps spécifique pour mémoriser le Qur'an. Ainsi, la nuit n'arrivera pas sans que ces versets soient mémorisés et fermement établis dans son esprit. Et si quelque chose l'a occupé, il ne doit pas aller à la partie suivante du Qur'an, plutôt il doit continuer le deuxième jour sur ce qu'il a commencé le jour d'avant, jusqu'à ce que la mémorisation soit perfectionnée.

Cinquième Règle : Utiliser la même copie (Mushaf) du Qur'an

Parmi les choses qui facilitent la mémorisation est de se tenir fermement à utiliser le même mushaf (copie du Quran) et ne jamais en changer. Ceci, parce qu'une personne, pour mémoriser, utilise la vue aussi bien que l'ouïe. L'écriture et la forme des versets et leurs places dans le mushaf laissent une empreinte dans l'esprit quand ils sont récités et regardés fréquemment. Si ce lui qui apprend devait changer son mushaf avec lequel il apprend ou s'il apprenait avec différentes copies, les versets occuperaient des places différentes et l'écriture peut aussi être différente. Cela rend la mémorisation difficile pour lui. Donc il est obligatoire pour celui qui apprend le Qur'an d'avoir un seul mushaf avec une seule écriture et il ne doit jamais le remplacer.

Sixième Règle : La compréhension est la voie vers la mémorisation

Parmi les choses qui facilitent énormément le processus de mémorisation est de comprendre les versets que l'on a mémorisé et de connaître leur rapport et liaison, l'un avec l'autre. C'est pourquoi, il est nécessaire de lire le tafsir (exégèse, explication) des versets qu'il désire mémoriser et de connaître leur rapport, les uns avec les autres. Aussi, de s'en rappeler quand il récite. Cela rend plus facile la mémorisation des versets. Ceci dit, il est aussi nécessaire qu'il ne dépende pas de la connaissance du sens des versets pour les mémoriser. Plutôt la répétition de ces versets doit être la fondation. Cela doit être fait jusqu'à ce que la langue puisse réciter les versets même si l'esprit est occupé à autre chose que la signification de ces versets. C'est le signe que les versets sont fermement établis dans l'esprit. Quant à celui qui compte sur le sens seul, alors il oubliera souvent et sa récitation sera disjointe, car son esprit est dispersé et occupé à d'autres choses. Cela arrive fréquemment, particulièrement quand la récitation est longue.

Septième Règle :

Ne pas laisser une sourate complète jusqu'à avoir lié la première partie à la dernière
Après avoir terminé une sourate du Qur'an, il est préférable de ne pas aller vers une autre sourate tant que l'on n'a pas perfectionné sa mémorisation et la connexion de sa première partie à sa dernière, au point que la langue peut couler dans la récitation du début à la fin. Il doit être capable de la réciter sans devoir réfléchir ou rencontrer des difficultés dans la mémorisation des versets. Plutôt, la mémorisation (et la récitation) de ces versets doit ressembler à de l'eau (gracieuse) et il faut réciter ces versets sans hésitation, même si l'esprit est occupé à d'autres choses, loin du sens de ces versets. Il doit être comme la personne qui récite sourate Al-Fatiha, sans difficulté ou sans devoir réfléchir. Cela vient en répétant fréquemment ces versets et en les récitant souvent.

Cependant le mémorisation de chaque sourate du Qur'an ne ressemblera pas à celle de Al-Fatiha, sauf exception, mais l'intention et le désir doivent être d'essayer de faire ainsi. Donc, il est nécessaire lorsqu'on termine une sourate et qu'elle est fermement établie dans l'esprit, que son début est lié à sa fin et que celui qui apprend n'aille pas à une autre sourate tant qu'il ne l'a pas mémorisé avec précision.

Huitième Règle : Réciter à d'autres

Il est nécessaire pour celui qui apprend de ne pas dépendre de lui pour sa mémorisation. Plutôt, il doit évaluer sa mémorisation en récitant les versets ou sourates à quelqu'un d'autre, ou il doit les réciter en suivant le mushaf. Et combien cela serait excellent si la personne avait avec lui un hafidh précis (qui évaluerait sa mémorisation). Ceci, pour que celui qui apprend prenne conscience qu'il peut être distrait ou confus dans sa récitation (sans le savoir).

Beaucoup parmi nous qui mémorisons une sourate faisons des erreurs et la personne peut ne pas s'en rendre compte jusqu'à ce qu'elle regarde dans le mushaf. De plus, celui qui apprend peut ne pas réaliser tout seul où il fait une erreur dans sa récitation, et ce malgré le fait qu'il récite en utilisant un mushaf. Pour cette raison, faire écouter sa récitation du Qur'an est le moyen de connaître ses erreurs et d'en être conscient.
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# Posté le jeudi 25 mai 2006 11:19

Modifié le jeudi 08 juin 2006 07:10

Les mérites du Coran

Les mérites du Coran
Voici quelques versets extraits du Coran qui présente ses mérites.

Sourate 2, Verset 2
"C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux,"

Sourate 4, Verset 174
"Ô gens! Certes, une preuve évidente vous est venue de la part de votre Seigneur. Et Nous avons fait descendre vers vous une lumière éclatante."

Sourate 5, Verset 15-16
".../... Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus de Dieu! Par ceci (le Coran), Dieu guide aux chemins du salut ceux qui cherchent Son agrément. Et Il les fais sortir des ténèbres à la lumière par Sa grâce. Et les guide vers un chemin droit."

Sourate 6, Verset 92
"Voici un Livre (le Coran) béni que Nous avons fait descendre, confirmant ce qui existait déjà avant lui, afin que tu avertisses la Mère des Cités (la Mecque) et les gens tout autour. Ceux qui croient au jour dernier, y croient et demeurent assidus dans leur Salâ."

Sourate 7, Verset 204
"Et quand on récite le Coran, prêtez-lui l'oreille attentivement et observez le silence, afin que vous obteniez la miséricorde (de Dieu)."

Sourate 39, Verset 23
"Dieu a fait descendre le plus beau des récits, un livre dont (certains versets) se ressemble et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l'entendre); puis leurs peaux et leurs c½urs s'apaisent au rappel de Dieu. Voilà le (Livre) guide de Dieu par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Dieu égare n'a point de guide."

Sourate 59, Verset 21
"Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l'aurais vu s'humilier et se fendre par crainte de Dieu. Et ces paraboles Nous les citons aux gens qui réfléchissent."

Sourate 98, Verset 2-3
"Un Messager, de la part de Dieu, qui leur récite des feuilles purifiées, dans lesquelles se trouvent des prescriptions d'une rectitude parfaite."

# Posté le mercredi 31 mai 2006 09:03

Poème Palestine

Poème Palestine
Palestine, O ma Palestine !
Bout de terre meurtrie
Par les larmes et les cris
On pleure nos frères et s½urs
Qui vive dans cet horreur



Palestine, O ma Palestine !
Tu as vu naître des futurs guerriers
Leur avenir était déjà traçé
Pourtant, ce n'était pas ce qu'ils désiraient
Mais le destin en avait ainsi décidé.


Tu as vu naître des futures malheureuses
Elles ne peuvent qu'être courageuses
Des filles devenues déjà des mères
Elles pleurent un fils, un père ou un frère



Palestine, O Palestine !
Tu as une grande place dans notre c½ur
C'est un appel à tous mes frères et s½urs
N'oublions pas ceux qui vivent dans le malheur !



Auteur: Safoura (la gagnante au concours du forum)
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# Posté le vendredi 09 juin 2006 14:25

L'exégèse de la sourate Fatiha

L'exégèse de la sourate Fatiha
Les autres noms de cette sourate

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit, à propos de cette sourate : "Elle est la Mère du Livre; elle est les Sept répétés; elle est le Coran sublime".

Selon Al-Boukhâri, elle est appelée la Mère du Coran, grâce à son écriture au début de la transcription du Coran et à sa récitation au début des prières.

Les mérites de cette sourate

Allâh (تعالى) a dit : {Nous t'avons certes donné "les sept versets que l'on répète", ainsi que le Coran sublime.} (15/87)

Abou Sa'îd Rafi' Ibn Al-Mou'alla a rapporté que le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) lui a dit : "Ne t'enseignerais-je pas la plus sublime sourate du Coran avant que tu sortes de la mosquée" ?
Il me prit par la main et lorsque nous fûmes sur le point de sortir, je lui demandais : "Ô Messager d'Allah, tu m'as dit que tu m'enseignerais la plus sublime des sourates du Coran" ?
Il me répondit : "Louange à Allah. Seigneur de l'Univers [Sourate Al-Fatiha (L'ouverture)]. Cette sourate est (dénommée) les sept versets répétés et elle est la lecture sublime que j'ai reçue". (Al-Boukhâri)

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allâh (تعالى) a dit : "J'ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en 2, et Mon serviteur aura ce qu'il demande". Quand il dit : {Louange à Allah, Seigneur de l'univers.}, Allâh le Très-Haut dit : "Mon serviteur M'a loué". Quand il dit : {Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux}, Allâh le Très-Haut dit : "Mon serviteur a évoqué Mon éloge". Quand il dit : {Maître du Jour de la rétribution.}, Allâh le Très-Haut dit : "Mon serviteur M'a glorifié et M'a confié une affaire". Quand il dit : {C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.}, Allâh le Très-Haut dit : "Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il demande". Quand il dit : {Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.}, Allâh le Très-Haut dit : "Cela est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il demande"". (Mouslim, Mâlik, Abou 'Awâna)

Selon Ubay b. Ka'b, l'Envoyé (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allâh n'a pas fait descendre dans la Torah et dans l'Evangile d'équivalent à la Mère du Livre"

Abu Sa'id al-Khoudri a dit : Lors d'un déplacement, quand nous nous sommes arrêtés, une servante est arrivée et a dit : "Le seigneur de la tribu souffre d'une morsure et nos hommes sont absents ! Y a-t-il parmi vous un exorciste ?"
Alors, un homme l'a ccompagnée ? Un homme que nous ne soupçonnions pas de guérison. Il a exorcisé le mal, rétablissant ainsi le seigneur. Celui-ci ordonna trente brebis au profit de notre compagnon et nous abreuva de lait. Et, lorsque nous nous sommes retirés, nous lui avons dit : "Est-ce que tu savais t'y prendre ou est-ce que tu étais en train d'exorciser ?
- Que non a-t-il dit, je n'ai fait qu'exorciser par la Mère du Livre."
Nous nous sommes alors dit : "N'inventez rien jusqu'à ce que nous interrogions (là- dessus) l'Envoyé d'Allah."
A notre retour à Médine, nous en avons fait le récit au Prophète et il a alors dit : "Et qu'est-ce qui lui fait croire qu'elle est une guérison ? Faites-en la répartition et laissez-moi une part".

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allâh le Très-Haut n'a pas descendu, ni dans la Torah, ni dans l'Évangile, une sourate comme la mère du Coran, elle est les 7 versets répétés [et le Coran sublime que j'ai reçu]". (An-Nasâi, Al-Hâkim qui dit authentique, le confirme Adh-Dhahabi)

Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) a rapporté : "Pendant que Jibrîl était assis en compagnie du Prophète, il entendit un son au-dessus de lui. Il leva alors la tête et déclara : "Voici une porte du ciel qui a été ouverte aujourd'hui et qui n'avait jamais été ouverte avant ce jour". Puis un Ange en descendit et Jibrîl fit ce commentaire : "Voilà un Ange qui vient de descendre sur terre; il n'y est jamais descendu avant ce jour". L'Ange salua et dit au Prophète : "Réjouis-toi car tu as reçu deux lumières qu'aucun prophète avant toi n'avait reçues : "Al-Fâtiha" (L'ouverture du Livre) et les derniers versets de la sourate "Al-Baqara" (La vache). Tu ne liras pas une seule lettre de l'une de ces deux parties du Coran sans être exaucé". (Mouslim)

Les circonstances de la révélation de cette sourate

Ibn 'Abbàs (رضي الله عنهما) rapporte : "Alors que l'Ange Gabriel (عليه السلام) était assis auprès du Prophète (صلى الله عليه وسلم), voilà qu'il entendit un bruit venant d'en haut. Il leva la tête et dit : "C'est une porte du ciel qui vient de s'ouvrir aujourd'hui et jamais elle ne s'est ouverte avant ce jour". A travers cette porte descendit un Ange et Gabriel dit : "Voilà un Ange qui vient de descendre sur terre et il n'y est jamais descendu avant ce jour». L'Ange les salua et dit à Mohammad (صلى الله عليه وسلم) : Félicite-toi de deux lumières que Allâh t'a données et qu'il n'a données à aucun prophète avant toi. Ce sont : Le Prélude du Livre [Al-Fâtiha] et les deux derniers versets de la sourate "la Vache" [Al-Baqara]. Tu ne liras pas une seule lettre de ces versets sans obtenir aussitôt les bonnes choses qui y sont demandées à Allâh pour les Croyants". (Mouslim)

1. Au nom d'Allâh le Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) a dit que l'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) ne savait séparer entre les sourates que lorsqu'on lui révéla la "Basmala" : Au nom d'Allâh le Miséricordieux le Très Miséricordieux.

2. Louange à Allâh, le Seigneur des mondes

Ibn Jarir a dit : "Louange à Allâh" est une reconnaissance envers Allâh seul en dehors de toutes Ses créatures car Il est digne de cette louange pour ce qu'Il a accordé à Ses serviteurs comme bienfaits que nul ne peut les dénombrer, et pour la création de l'homme de sorte qu'il puisse user de tous ses membres et accomplir tous les devoirs qui lui ont été imposés. Allâh avait dispensé largement Ses dons à Ses serviteurs dans le bas monde afin d'être reconnaissants envers Lui, et pour cela Il leur ordonnait de Le remercier en disant : "Louange à Allâh", à savoir que ce terme signifie aussi un éloge dont le Seigneur s'en est loué Lui-même.

L'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "La meilleure mention d'Allâh consiste à dire : "Il n'y a d'autre divinité que Allâh", la meilleure invocation est : "Louange à Allâh"." (At-Tirmidhi)

Il a dit aussi : "Lorsque le serviteur reçoit un bienfait d'Allâh et dit : "Louange à Allâh", ce qu'il donne est meilleur que ce qu'il a prit". (Ibn Mâja)

Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Un homme a dit : "Seigneur, à Toi la louange comme il sied à la majesté de Ta Face et à la grandeur de Ton pouvoir". Les deux anges - qui accompagnent toujours l'homme et qui inscrivent ses bonnes et mauvaises actions – trouvèrent une difficulté dans son inscription. Ils montèrent au ciel et dirent : "Seigneur, un de Tes serviteurs a proféré des mots et nous ne savons pas comment nous devons les inscrire". Allâh leur demanda : "Qu'a dit Mon serviteur?" Ils répondirent : "Il a dit : "Seigneur, à Toi la louange comme il sied à la majesté de Ta Face et d la grandeur de Ton pouvoir". Allâh répliqua : "Inscrivez-les comme tels jusqu'à ce qu'il me rencontre pour le récompenser"." (Ibn Mâja)

Al-Farra' et Abou Oubaid ont dit : "Le mot "monde" se rapporte à toutes les créatures qui sont douées d'intelligence telles : les humains, les génies, les anges et les démons".

Al-Zajjaj avait une opinion contraire et dit : "Elle renferme tout ce que Allâh a créé dans ce bas monde et dans la vie future".

Al-Qourtoubi était de l'avis de ce dernier et dit : "Le mot "mondes" englobe tout ce qui se trouve dans les deux mondes, car Allâh (تعالى) a dit : {‹Et qu'est-ce que le Seigneur de l'univers?› dit Pharaon. ‹Le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui existe entre eux, dit [Moïse], si seulement vous pouviez en être convaincus!› } (26/23-24)

3. Le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde

Al-Qourtoubi a dit : "Allâh s'est qualifié de ces deux attributs après : "Le Seigneur des mondes pour joindre l'exhortation à la crainte, et il tira argument de ce verset : {Informe Mes serviteurs que c'est Moi le Pardonneur, le Très Miséricordieux. Et que Mon châtiment est certes le châtiment douloureux.} (15/49-50) et ce verset : {Ton Seigneur est prompt dans Son châtiment, Il est aussi celui qui pardonne, Il est miséricordieux}.

Il a dit : {Il est Miséricordieux envers les croyants.} (33/43)

Ibn Jarir a dit : Le Miséricordieux (Al-Rahman) envers toutes ses créatures, et qui fait miséricordes (Al-Rahim) ne concerne que les croyants.

4. Maître du Jour de la rétribution

L'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allâh saisira la terre et pliera les cieux de Sa main, puis Il dira : "Je suis le Souverain, ou sont donc les rois de la terre ? Où sont les tyrans? Où sont les orgueilleux?"". (Al-Boukhâri et Mouslim)

Ibn Abbas a dit : "Le jour de la rétribution est le jour de compte final où toutes les créatures seront jugées selon leurs ½uvres qu'elles avaient commises, si elles étaient bonnes, elles seront récompensées, si elles étaient mauvaises, elles seront châtiées à moins que Allâh ne les pardonne".

5. C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours

Muzahim Ibn Zafar a rapporté : "Soufyan Ath-Thawri nous dirigeait dans la prière du Maghrib et quand il lut {C'est Toi Seul) que nous adorons et Toi (Seul) dont nous demandons l'aide} (1/5), il a commencé à pleurer au point d'interrompre sa récitation. Il recommença donc de nouveau".

6. Guide-nous dans le droit chemin

An-Nawas Ibn Sam'an a rapporté que l'Envoyé d'Allâh (تعالى) a dit : "Allâh donne la parabole d'un chemin droit, tout au long de ses bords se trouvent deux murailles munies des portes ouvertes mais couvertes par des rideaux. Sur ce chemin, un homme se tient et s'écrie : "hommes! Empruntez ce chemin sans se dévier". Un autre crieur au-dessus de ce chemin, quand un homme essaie d'ouvrir l'une de ces portes, le met en garde en lui disant : "Malheur à toi. Ne l'ouvre pas. Si tu l'ouvres, tu dois y accéder". Or ce chemin n'est que l'Islam, les deux murailles sont les limites d'Allâh, les portes Ses interdictions, la personne sur le chemin est le livre d'Allâh et le crieur d'en haut, le sermonneur d'Allâh qui se trouve dans le c½ur de chaque musulman". (Ahmad)

D'après Ibn Abbas, Le chemin droit est la religion d'Allâh qui ne renferme aucune tortuosité.

D'après Ibn Al-Hanafia : il est la religion d'Allâh et aucune autre ne serait acceptée.

Moujâhid a dit : "Le chemin droit est la vérité".

Ibn Jarir dit : "Le chemin droit est celui dont Allâh a agréé à Son serviteur qui s'y tient ferme après avoir reçu Ses bienfaits et qui les traduit en actes et paroles, qui sera parmi de ceux que Allâh a comblé de bienfaits, avec les Prophètes, les justes, les témoins et les saints, en le dirigeant vers l'islam."

7. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés

le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs

Allâh (تعالى) a dit : {Quiconque obéit à Allâh et au Messager... ceux-là seront avec ceux qu'Allâh a comblés de Ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quels compagnons que ceux-là!} (4/69)

non pas de ceux qui ont encouru Ta colère

Allâh (تعالى) a dit : {Celui qu'Allâh a maudit, celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs} (5/60)

'Adi Bin Hatim a dit : "J'ai demandé à l'Envoyé d'Allâh au sujet de ceux qui sont désignés par ce verset : {Non le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère}, il me répondit : "Ce sont les juifs, quant aux égarés ce sont les chrétiens""

ni des égarés

Allâh (تعالى) a dit : {des gens qui se sont égarés avant cela, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se sont égarés du chemin droit.} (5/77)

Abou Hourayra a rapporté : Quand l'Envoyé d'Allâh finissait la récitation de ce verset : {non le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, non le chemin des égarés}, il disait : "amine" de sorte qu'il fasse entendre ceux qui se trouvent derrière lui.

# Posté le dimanche 11 juin 2006 11:38